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Version : Louis Segond 1910 (domaine public)

Jérémie 29:11

Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance.

Jérémie 29:11 est la promesse de Dieu de « projets de paix et non de malheur », écrite dans une lettre aux Juifs exilés à Babylone : après soixante-dix ans, ils auraient un avenir et une espérance.

Texte biblique

10 Mais voici ce que dit l’Éternel: Dès que soixante-dix ans seront écoulés pour Babylone, je me souviendrai de vous, et j’accomplirai à votre égard ma bonne parole, en vous ramenant dans ce lieu.

11 Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance.

12 Vous m’invoquerez, et vous partirez; vous me prierez, et je vous exaucerai.

13 Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur.

14 Je me laisserai trouver par vous, dit l’Éternel, et je ramènerai vos captifs; je vous rassemblerai de toutes les nations et de tous les lieux où je vous ai chassés, dit l’Éternel, et je vous ramènerai dans le lieu d’où je vous ai fait aller en captivité.

Texte original

כִּי אָנֹכִי יָדַעְתִּי אֶת־הַמַּחֲשָׁבֹת אֲשֶׁר אָנֹכִי חֹשֵׁב עֲלֵיכֶם נְאֻם־יְהֹוָה מַחְשְׁבוֹת שָׁלוֹם וְלֹא לְרָעָה לָתֵת לָכֶם אַחֲרִית וְתִקְוָה׃

Ki anokhi yada’ti et-hamachashavot asher anokhi choshev aleikhem, ne’um Adonai: machshevot shalom velo lera’ah, latet lakhem acharit vetikvah.

Contexte historique

Une lettre pour l’exil. En 597 av. J.-C., le roi Jojakin et une partie de l’élite de Juda furent déportés à Babylone. Jérémie, resté à Jérusalem, leur envoya une lettre (Jérémie 29:1–3).

Contre les faux espoirs. Des prophètes comme Hanania annonçaient un retour dans deux ans (Jérémie 28). Jérémie dit l’inverse : bâtissez des maisons, plantez des jardins, mariez-vous et « recherchez le bien de la ville » (v. 7), car l’exil durera soixante-dix ans (v. 10).

La promesse vient ensuite. C’est seulement après cet avertissement sévère que vient le verset 11 : Dieu a des « projets de paix » et un avenir pour son peuple.

Explication

« Je connais les projets »

Le verset s’ouvre sur Dieu qui affirme connaître ses propres projets. Alors que le peuple ne comprenait pas ce qui arrivait, la sécurité ne venait pas de la compréhension, mais de celui qui fait les projets.

La paix, non le malheur

Le mot hébreu est shalom : pas seulement l’absence de guerre, mais un bien-être complet. C’est le même mot qu’au verset 7, traduit par « le bien de la ville ».

Un avenir et une espérance

L’expression aḥarit vetikva signifie « un avenir et une espérance », littéralement « une fin et un espoir ». La promesse regarde vers la fin de l’exil, pas vers une solution immédiate.

« Vous », au pluriel

En hébreu, le « vous » est un pluriel. La promesse s’adressait au peuple dans son ensemble. Beaucoup l’appliquent à leur vie personnelle, mais le texte parle d’une communauté qui allait attendre des décennies.

À lire aussi

Comment chaque tradition le lit

Protestante

C’est l’un des versets les plus cités dans le monde évangélique, sur des cartes de félicitations et dans des messages d’encouragement. Beaucoup de pasteurs rappellent qu’il faut le lire avec les versets 10 et 12–13 : la promesse inclut l’attente et une recherche de Dieu « de tout votre cœur ».

Juive

Dans la lecture juive, ce chapitre fonde une attitude face à la diaspora : vivre bien là où l’on est et prier pour la ville (v. 7), sans perdre l’espérance du retour. Le livre de Daniel (9:2) montre Daniel méditant justement les « soixante-dix ans » de Jérémie.

Académique

Les spécialistes datent la lettre peu après la première déportation (597 av. J.-C.). Les « soixante-dix ans » sont lus soit comme un chiffre rond pour une vie entière, soit comme la durée approximative de la domination babylonienne (v. 609–539 av. J.-C.). Le texte grec de Jérémie (Septante) est plus court que l’hébreu et organise le livre autrement.

Chaque lecture est attribuée à la tradition qui la porte. VersePath ne prend pas parti.

Pour méditer

La promesse du verset 11 est arrivée avec une consigne : bâtir des maisons et rechercher le bien de la ville où l’on se trouvait. En attendant que quelque chose change, que pouvez-vous « bâtir » et « planter » là où vous êtes ?

Le saviez-vous ?

  • La lettre de Jérémie fut portée à Babylone par deux messagers, Éleasa et Guemaria (Jérémie 29:3).
  • Le « vous » du verset est pluriel en hébreu : la promesse concernait tout le peuple.
  • Le même mot shalom est traduit « bien » au verset 7 et « paix » au verset 11 dans la Segond.
  • Le livre de Jérémie est l’un des plus longs de la Bible en nombre de mots.

Questions fréquentes

Que signifie Jérémie 29:11 ?

Que Dieu avait des projets de paix pour le peuple exilé et lui promettait un avenir plein d’espérance, même après une longue attente.

À qui Jérémie 29:11 était-il adressé ?

Aux Juifs déportés à Babylone en 597 av. J.-C., dans une lettre envoyée par le prophète Jérémie.

Jérémie 29:11 est-il une promesse pour moi ?

Il s’adressait au peuple d’Israël. Juifs et chrétiens le lisent aussi comme l’expression du caractère de Dieu, qui a des projets de bien pour ceux qui le cherchent (v. 12–13).

Que sont les soixante-dix ans de Jérémie 29:10 ?

La durée de l’exil avant le retour. C’est peut-être un chiffre rond pour une génération entière, ou la période de l’empire babylonien.