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Version : Louis Segond 1910 (domaine public)

Ésaïe 41:10

Ne crains rien, car je suis avec toi; Ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu; Je te fortifie, je viens à ton secours, Je te soutiens de ma droite triomphante.

Ésaïe 41:10 est l’une des promesses les plus connues de la Bible : Dieu demande à son peuple de ne pas avoir peur, car il est présent et promet de le fortifier, de l’aider et de le soutenir.

Texte biblique

8 Mais toi, Israël, mon serviteur, Jacob, que j’ai choisi, Race d’Abraham que j’ai aimé!

9 Toi, que j’ai pris aux extrémités de la terre, Et que j’ai appelé d’une contrée lointaine, À qui j’ai dit: Tu es mon serviteur, Je te choisis, et ne te rejette point!

10 Ne crains rien, car je suis avec toi; Ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu; Je te fortifie, je viens à ton secours, Je te soutiens de ma droite triomphante.

11 Voici, ils seront confondus, ils seront couverts de honte, Tous ceux qui sont irrités contre toi; Ils seront réduits à rien, ils périront, Ceux qui disputent contre toi.

12 Tu les chercheras, et ne les trouveras plus, Ceux qui te suscitaient querelle; Ils seront réduits à rien, réduits au néant, Ceux qui te faisaient la guerre.

13 Car je suis l’Éternel, ton Dieu, Qui fortifie ta droite, Qui te dis: Ne crains rien, Je viens à ton secours.

Texte original

אַל־תִּירָא כִּי עִמְּךָ־אָנִי אַל־תִּשְׁתָּע כִּי־אֲנִי אֱלֹהֶיךָ אִמַּצְתִּיךָ אַף־עֲזַרְתִּיךָ אַף־תְּמַכְתִּיךָ בִּימִין צִדְקִי׃

Al tira ki imkha ani; al tishta ki ani Elohekha; imatstikha af azartikha, af temakhtikha bimin tsidki.

Contexte historique

Qui parle et à qui. Les chapitres 40 à 55 d’Ésaïe s’adressent au peuple juif exilé à Babylone, au VIe siècle av. J.-C. Beaucoup de spécialistes appellent cette partie le « Deutéro-Ésaïe », écrite par des disciples du prophète.

Le décor. Au début du chapitre, Dieu suscite un conquérant venu de l’orient (généralement identifié à Cyrus, roi de Perse), et les nations tremblent et fabriquent des idoles pour se protéger. En contraste, Israël entend qu’il est le serviteur de Dieu (v. 8) et reçoit la promesse du verset 10.

Explication

« Ne crains rien »

Le verset s’ouvre sur deux ordres : ne pas avoir peur et ne pas promener des regards inquiets. Ils ne nient pas le danger réel de l’exil ; ils déplacent le regard vers celui qui se tient à côté.

Les deux raisons

« Je suis avec toi » (présence) et « je suis ton Dieu » (alliance). À la peur répond une relation, non une explication.

Les trois actions de Dieu

Fortifier, aider et soutenir. La « droite » est la main droite, symbole de puissance ; « triomphante » ou « de justice », selon les traductions, renvoie à la fidélité de Dieu à ses promesses.

À lire aussi

Comment chaque tradition le lit

Protestante

Dans les Églises évangéliques, Ésaïe 41:10 est l’un des versets les plus utilisés comme promesse personnelle dans les moments de peur, de maladie ou de crise. Les prédicateurs rappellent souvent que la promesse naît de l’alliance de Dieu avec son peuple et s’applique à ceux qui se confient en lui.

Juive

Dans la tradition juive, la promesse est lue comme adressée au peuple d’Israël dans son ensemble. Le passage Ésaïe 40:27–41:16 est la haftara (lecture des Prophètes) de la section Lekh Lekha, qui raconte l’appel d’Abraham.

Académique

Les spécialistes reconnaissent ici le genre de l’« oracle de salut » : la réponse de Dieu à quelqu’un dans la détresse, marquée par la formule « ne crains pas », suivie d’un motif et d’une promesse d’action. Le schéma revient en Ésaïe 41:13–14 et 43:1–5.

Chaque lecture est attribuée à la tradition qui la porte. VersePath ne prend pas parti.

Pour méditer

Remarquez l’ordre : d’abord « je suis avec toi », ensuite « je viens à ton secours ». L’aide vient de quelqu’un qui est déjà à vos côtés. Quelle peur affrontez-vous comme si vous étiez seul ?

Le saviez-vous ?

  • L’appel à ne pas craindre revient trois fois entre Ésaïe 41:10 et 41:14.
  • En hébreu, le verset commence par al tira (« ne crains pas »), les mêmes mots adressés à Abram en Genèse 15:1.
  • Selon les traductions françaises, la « droite » de Dieu est dite « triomphante » ou « de justice » : le mot hébreu tsedeq recouvre les deux idées.

Questions fréquentes

Que signifie Ésaïe 41:10 ?

C’est une promesse de Dieu pour ceux qui ont peur : il est présent, il est leur Dieu et il promet de fortifier, d’aider et de soutenir.

À qui Dieu dit-il « ne crains rien » en Ésaïe 41 ?

Au peuple d’Israël, appelé son « serviteur », qui vivait en exil à Babylone. Lecteurs juifs et chrétiens appliquent aussi la promesse à leur vie personnelle.

Qui a écrit Ésaïe 41 ?

Le livre porte le nom du prophète Ésaïe (VIIIe siècle av. J.-C.). Beaucoup de spécialistes attribuent les chapitres 40–55 à des disciples qui ont écrit pendant l’exil, au VIe siècle av. J.-C.

Que veut dire la « droite » de Dieu ?

C’est sa main droite, image de puissance, qui agit selon sa fidélité à ses promesses.