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Version : Louis Segond 1910 (domaine public)

Jean 3:16

Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

Jean 3:16 résume le message chrétien : Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

Texte biblique

14 Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé,

15 afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle.

16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.

17 Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

18 Celui qui croit en lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

19 Et ce jugement c’est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.

20 Car quiconque fait le mal hait la lumière, et ne vient point à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées;

21 mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées, parce qu’elles sont faites en Dieu.

Texte original

οὕτως γὰρ ἠγάπησεν ὁ θεὸς τὸν κόσμον, ὥστε τὸν υἱὸν τὸν μονογενῆ ἔδωκεν, ἵνα πᾶς ὁ πιστεύων εἰς αὐτὸν μὴ ἀπόληται ἀλλ’ ἔχῃ ζωὴν αἰώνιον.

Houtōs gar ēgapēsen ho theos ton kosmon, hōste ton huion ton monogenē edōken, hina pas ho pisteuōn eis auton mē apolētai all’ echē zōēn aiōnion.

Contexte historique

Un entretien de nuit. Le verset se trouve au milieu du dialogue entre Jésus et Nicodème, un pharisien membre du conseil juif venu le voir de nuit (Jean 3:1–2). Jésus parle de « naître de nouveau » et Nicodème ne comprend pas.

Le serpent au désert. Juste avant, Jésus rappelle Nombres 21:8–9 : Moïse éleva un serpent d’airain, et quiconque le regardait vivait. De même, « le Fils de l’homme » doit être « élevé » (v. 14), allusion à la croix.

Qui parle ? Les éditions qui impriment les paroles de Jésus en rouge divergent : certaines les arrêtent au verset 15, d’autres au verset 21. Beaucoup de spécialistes lisent les versets 16–21 comme un commentaire de l’évangéliste.

Explication

« Tant aimé »

Le grec houtōs signifie « ainsi », « de cette manière ». Le verset ne dit pas seulement combien Dieu a aimé, mais comment cet amour s’est manifesté : en donnant le Fils.

« Le monde »

Chez Jean, kosmos désigne souvent le monde qui rejette Dieu (Jean 1:10). L’amour vise justement ceux qui ne l’ont pas encore accueilli.

« Son Fils unique »

Le mot monogenēs signifie « unique », « sans pareil ». Les traductions anciennes en anglais ou en espagnol disent « engendré unique » ; la Segond dit simplement « son Fils unique ».

Croire et vivre

Le verset oppose deux destins : périr ou avoir la vie éternelle. Chez Jean, la vie éternelle commence dès maintenant, dans la relation avec Dieu (Jean 17:3), et le verset suivant précise que le but est de sauver, non de juger.

À lire aussi

Comment chaque tradition le lit

Catholique

Le Catéchisme de l’Église catholique cite ce verset pour expliquer pourquoi le Verbe s’est fait chair : pour que nous connaissions l’amour de Dieu (n° 458). Dans la liturgie, Jean 3:14–21 est lu le 4e dimanche de Carême (année B), en lien avec la croix.

Protestante

Pour beaucoup de protestants, c’est le résumé de l’Évangile : le salut par grâce, reçu par la foi. On attribue à Martin Luther l’expression « l’Évangile en miniature » pour ce verset. Aux États-Unis, « John 3:16 » est devenu célèbre sur des pancartes de supporters et même sur le visage de sportifs.

Orthodoxe

Dans la tradition orthodoxe, Jean 3:13–17 est l’évangile du dimanche avant l’Exaltation de la Sainte Croix, en septembre. La lecture souligne le serpent élevé comme figure de la croix et l’amour de Dieu révélé dans le sacrifice du Fils.

Académique

Le verbe « a donné » (edōken) est à l’aoriste et peut viser l’incarnation, la croix ou les deux. L’expression « croire en lui » (pisteuō eis, littéralement « croire vers ») est typique de Jean et exprime une confiance personnelle, pas seulement un accord. Les spécialistes datent généralement l’évangile de la fin du Ier siècle.

Chaque lecture est attribuée à la tradition qui la porte. VersePath ne prend pas parti.

Pour méditer

Le verset 17 complète le 16 : Dieu n’a pas envoyé son Fils pour juger, mais pour sauver. Si vous pensez surtout à Dieu comme à un juge, que changerait une lecture de Jean 3:16 qui commence par « Dieu a tant aimé » ?

Le saviez-vous ?

  • Dans l’édition grecque de Tischendorf, le verset compte 25 mots ; le Textus Receptus ajoute « son » (26 mots).
  • Nicodème, l’interlocuteur de Jésus ici, réapparaît à l’ensevelissement de Jésus avec de la myrrhe et de l’aloès (Jean 19:39).
  • Les éditions « lettres rouges » ne s’accordent pas sur l’endroit où finissent les paroles de Jésus.
  • C’est l’un des versets les plus recherchés au monde, toutes langues confondues.

Questions fréquentes

Que signifie Jean 3:16 ?

Que l’amour de Dieu pour le monde s’est manifesté dans l’envoi de son Fils, et que celui qui croit en lui reçoit la vie éternelle au lieu de périr.

Qui a dit Jean 3:16 ?

Le verset fait partie de l’entretien de Jésus avec Nicodème. Certains l’attribuent à Jésus ; beaucoup de spécialistes y voient un commentaire de l’évangéliste.

Que signifie « Fils unique » ?

Il traduit le grec monogenēs, « unique », « sans pareil ». Il exprime la relation unique de Jésus avec le Père.

Pourquoi Jean 3:16 est-il si connu ?

Parce qu’il résume en une phrase le cœur du christianisme : l’amour de Dieu, l’envoi de Jésus et la vie éternelle pour celui qui croit.